La compensation carbone : quésaco ?

2 août 2022

Depuis quelques années, on parle de “compensation carbone”, mais que se cache réellement sous ce terme ? 

Avant de voir apparaître le concept de la compensation, on parle de comptabilité carbone. 

 

Appliquée à n’importe quelle structure, la comptabilité carbone est la mesure des émissions de gaz à effet de serre induites par l’activité de cette structure (entreprise, association, collectivité, structure immobilière ou zone géographique). On rapporte toutes les données d’émissions de ces particules à leur équivalent en carbone

L’enjeu est de calculer la quantité de particules polluantes émises par la structure, d’en identifier les principaux postes d’émissions, afin de déceler les axes d’améliorations permettant la réduction de ces émissions.

 

Le périmètre de calcul des émissions est défini par la structure, et se découpe en 3 scopes : 

  • Scope 1 : émissions directes liées à l’activité de l’entreprise 
  • Scope 2 : émissions indirectes liées à l’activité des salariés
  • Scope 3 : Émissions induites par l’activité des partenaires de la société. 

 

Le Scope 3 regroupe les postes d’émissions d’autres entités que l’entreprise déterminée. La mesure des émissions de ce scope n’est pas encore obligatoire. 

 

Le problème, c’est que le Scope 3 est responsable de la plupart des émissions des entreprises. Et que sans obligation de le calculer, ces émissions restent non comptabilisées. 

 

Ce calcul se base sur celui de la comptabilité classique. La même que celle utilisée pour les bilans comptables des entreprises. L’objectif de ces bilans comptables est d’arriver à 0 après tous les calculs. Eh bien c’est à peu près la même chose pour la comptabilité carbone, sauf qu’on peut aller “en-dessous” de zéro. 

Explications  

Tout au long de l’année, nous récoltons des données auprès de nos partenaires afin d’avoir des informations sur nos émissions : de la production de vin à la consommation d’énergie primaire, en passant par les transports ou encore l’achat de matières premières. 

Nous faisons donc un état des lieux de notre empreinte carbone globale sur l’année. 

Une fois que nous avons une vision d’ensemble de nos émissions de l’année écoulée, nous pouvons voir quels sont les postes d’émissions les plus impactants. Ce sont sur ces postes là que nous devons travailler afin de mettre en place des solutions de réduction de l’impact. 

Après calcul, on obtient un total d’émissions en tonnes de CO2. Pour les entreprises les plus engagées, c’est à ce moment qu’intervient la compensation carbone

On distingue deux types de compensation : la compensation qu’on peut appeler proactive, ou la compensation rétroactive. D’instinct, on aurait tendance à penser que la compensation proactive serait plus bénéfique. 

En réalité, cela signifie qu’une entreprise va acheter des crédits carbone en début d’exercice, selon les prévisions de son activité. Elle espère ainsi ne pas émettre plus de carbone qu’elle n’en a acheté. 

Ainsi, peu importe le type et le lieu d’émission, l’entreprise va choisir arbitrairement des projets de réduction, capture ou stockage de carbone

La méthode de compensation rétroactive consiste à mesurer son impact à la fin de l’exercice afin d’avoir un rendu au plus proche du réel. Ainsi, les données récoltées permettent de nous donner une tendance du type d’émissions de l’entreprise ainsi que les zones géographiques les plus impactées par l’activité. 

Notre méthode

Chez EthicDrinks, nous optons naturellement pour la seconde solution. Notre zone d’activité se trouvant majoritairement dans la région bordelaise, nous soutenons des projets de capture et stockage de carbone locaux. 

Au titre de l’année 2020, nous avons compensé l’intégralité de nos émissions à Tayac, en Gironde. Ce projet de reboisement est labellisé Bas Carbone. Ce label, créé par l’État, se base sur la capture effective du carbone et permet, sur la base de critères strictes et précis, de certifier les vertus environnementales du projet.

À ce niveau, on peut opposer le Label Bas Carbone français aux autres standards internationaux (Gold Standard, Verra, VCS etc.) Les labels internationaux peuvent aussi proposer des projets de capture et stockage effectif de carbone. 

Cependant, ils ont aussi recours à une méthode différente, celle des crédits carbone. Un crédit carbone est une unité créée lors du Protocole de Kyoto afin de quantifier les émissions carbones

Les crédits carbone peuvent être émis ou achetés par les entreprises. Celles porteuses de projets de réduction ou de compensation des émissions émettent des crédits carbones, qui peuvent être rachetés par les entreprises polluantes afin de compter dans leur compensation, et ce, même si le projet porté est un projet de réduction.

La différence notoire entre ces deux méthodes ? Les projets de réduction, bien que permettant de réduire les émissions d’un domaine d’activité, émettent toujours des particules fines polluantes. 

À l’inverse, la compensation permet de capter et stocker le carbone, et ainsi réduire la quantité de carbone dans l’atmosphère. 

Les projets de compensation carbone ne permettent pas d’absorber les émissions de gaz à effet de serre instantanément. Ces projets se font sur des dizaines d’années à partir de la plantation des arbres. En effet, si les plantes ont cette capacité d’absorption du CO2, celle-ci se développe avec le vieillissement de l’arbre. Outre leur capacité d’absorption, ces projets de compensation peuvent être une source de régénération de la biodiversité.

Nos engagements

Ainsi, pour réduire drastiquement la pollution atmosphérique, il nous est impératif de réduire les émissions de CO2 à la source. Opter pour des solutions plus responsables ou analyser le cycle de vie des produits et services que l’on propose sont des moyens de réduire ces émissions. 

C’est ce que nous avons fait chez EthicDrinks : analyser le cycle de vie du vin, de sa production à sa consommation, en étudiant son contenant et ses modes de transport. Cela nous a permis de comprendre les postes d’émissions les plus importants, et d’en réduire les émissions

 

Les efforts que nous avons fait ont payé !

Résultat : nos bouteilles de vin sont en moyenne 2 fois moins émettrices* que les bouteilles classiques. Et nos efforts sont reconnus : Zei, l’agence de notation écologique, nous classe comme acteur engagé exemplaire dans le domaine des boissons alcoolisées. 

Et on n’en est pas peu fiers ! 

 

 

Mais surtout : ce n’est pas fini ! Nous étudions quotidiennement de nouvelles solutions permettant de réduire notre impact. C’est pourquoi nous avons récemment lancé les canettes de vins bios, 3 fois moins polluantes qu’une bouteille pour autant de vin. Nous explorons de nombreuses pistes pour vous offrir des consommations responsables, engagées au-delà du bio. 

 

Pour aller toujours plus loin, nous lançons le retour de la consigne des bouteilles en verre. Dès le mois de septembre, retrouvez notre gamme “You Phoque My Ice” consignée chez notre partenaire V&B. Envie d’en savoir plus sur la consigne ? Retrouvez ici tous les bienfaits de ce modèle de gestion des déchets. 

 

 

 

 

*Source : facteurs d’émissions et calcul à partir de la Base ADEME. 

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